Se ressourcer au contact des arbres

Lors d’une marche en forêt, au delà du calme, de la sérénité des lieux, notre corps enregistre des échanges subtiles avec les arbres. Dotés de puissants capteurs,  ils respirent la vie et la font circuler dans l’espace, partageant avec abondance à quiconque emprunte le chemin.  Des études démontrent aujourd’hui que les gens qui s’accordent du temps dans la nature sont moins stressés et plus heureux. Prendre l’habitude chaque semaine de se ressourcer au contact des arbres fait partie d’une forme d’hygiène de vie, qui permet d’évacuer et de régénérer l’organisme.

se ressourcer au contact des arbres

S’offrir un bain de forêt renforce notre organisme

Avec l’arrivée de l’automne, l’envie  de vivre une pause dans la nature se fait plus pressante. Les Japonais ont pris l’habitude  de s’offrir ces bains de nature pour se ressourcer au contact des arbres . Là bas, c’est du sérieux. Une équipe de scientifiques autour Dr Yoshifumi Miyazaki de l’université de Chiba, étudie depuis 1990, les impacts positifs sur l’organisme de ces bains d’arbres (appelé  Shinrin-Yoku) d’une des forêts les plus vénérées, dans la région de  Yaku-shima, une île de l’archipel Ōsumi, au Sud du Pays. C’est une pratique naturelle depuis les années 80, utilisée comme une thérapie préventive. Les études ont démontré qu’une pause de 40 minute au début de la journée et en fin d’après midi, permettait de réduire le taux de cortisol, la tension, l’anxiété, la dépression, la confusion et la fatigue. Notre sang se modifie avec la pratique  : moins de glucose dans le sang des diabétiques (qui ont pratiqué sur 6 ans), une immunité en hausse ce qui est important pour lutter contre le cancer (plus de cellules tueuses naturelles (appelées lymphocytes NK fabriquée par la moelle osseuse)), un taux plus élevé d’immunoglobuline A, G et M dans le sang (dès 8 heures en forêt), …Notre mental s’apaise et notre humeur est aussi plus enjouée. La colère se calme, l’espoir revient. Sortir en forêt nous apporte plus de vitalité au corps et du baume à l’âme. 

se ressourcer au contact des arbres

Faire un câlin à un arbre

Quand le mental s’agite, nous avons le réflexe d’aller courir, de faire du sport, …pour certains de méditer, et pour d’autres d’aller déposer dans la nature ses soucis, pour retrouver un sens à son existence.  En France, 75 % des habitants résident à moins d’une demi heure d’une forêt, selon l’ONF. Sans compter les arbres présents au coeur des villes, et tout aussi intéressants pour la qualité de leurs vibrations. Autant d’occasion de se ressourcer au contact des arbres  

Si vous avez dans votre environnement un arbre particulier qui vous appelle, rendez lui visite, posez vos intentions à ses cotés et laissez faire.
L’arbre est un esprit de la nature avec lequel il est possible d’entrer en relation, simplement. S’approcher et lui demander la possibilité de l’enlacer. Si en soi on ne ressent rien de particulier en opposition c’est que la voie est ouverte. Se positionner contre son tronc; de face ou de dos, selon son envie et son besoin. Mettre ses mains sur son tronc et écouter les perceptions qui se dégagent : ce peut être des fourmillements dans les mains, l’envie de prendre une profonde inspiration, un ressenti de s’enfoncer dans le sol ou de voir son ancrage plus fort et plus stable, ou au contraire une image d’élévation…. Le décodage appartient à chacun. Dans tous les cas, si l’expérience est faite en respectant le vivant, la sagesse du vivant, il se vivra un partage, même subtile, même léger. L’arbre nous transmet de l’énergie. Si notre mental n’arrive pas à intégrer cette réalité, car il ne la comprend pas, alors les ressentis seront infimes. Si nous arrivons à déposer le mental, à le mettre en veille pour oser l’expérience alors la voie s’ouvre, et à chaque expérience un peu plus.

Selon l’espèce, la variété, le ressenti pourra être différent. Le pin parasol n’a pas un système racinaire profond comme celui du châtaigner. Le 1er permettra de travailler l’alignement, le 2ème sera propice aux nettoyages des lignées familiales, par exemple.  Pour prolonger les effets de l’étreinte à l’arbre ou de manière séparée, il est intéressant aussi de prendre de profondes inspirations au dessus d’un flacon d’huiles essentielles bio de pin sylvestre par exemple.

Les arbres nous offrent phytoncides et vibrations positives

En forêt, les odeurs de pins, de sève, de mousse, de fraicheur, ….sollicitent nos narines. C’est par leurs intermédiaires que les molécules produites par les feuilles et les aiguilles des arbres, les PHYTONCIDES, pénètrent dans notre organisme. Elles nous tombent dessus lorsque l’on marche en forêt. Invisibles, elles pénètrent par la peau et les voies respiratoires. Des particules bienfaitrices capables de renforcer nos défenses immunitaires. Les arbres émettent ces substances pour se défendre contre les attaques de bactéries et champignons. Et c’est un cadeau pour nous de les recevoir en se promenant.   Le reportage de France 2 Envoyé Spécial sur le secret des arbres permet de de visualiser à quoi ressemble cette « douche » bienfaitrice de phytoncides reçues en ballade forestière.

La forêt est un espace privilégié pour ouvrir ses sens. Le bruit des feuilles sous nos pas en automne, les oiseaux au printemps, le vent rafraichissant l’été, …nos oreilles enregistrent des sons qui sont autant d’invitation au lâcher prise sur nos pensées. Nos mains, notre peau se laisse traverser par l’énergie du lieu : la rosée des feuilles, les gouttelettes qui tombent, la douceur des feuillages ondulants… . Le vert permanent ravit les yeux par son éventail de nuances, du vert tendre, au vert pomme ou plus prononcé. Il agit également de manière plus subtile  puisque le vert est la couleur du chakra du coeur. Comme chaque couleur, le vert a une vibration propre qui entre en relation avec notre champ vibratoire (nous sommes composé d’eau à 90 %, notre corps reçoit et émet en permanence des vibrations). L’interaction en forêt permet de se « réaligner » sur une fréquence vibratoire d’ouverture, de joie de vivre.

se ressourcer au contact des arbres  - aobora - polynésie

Entrer en forêt pour ouvrir sa créativité

Se ressourcer au contact des arbres est aussi un moyen de stimuler sa créativité. Des études américaines menées à l’Université du Kansas et de l’Utah ont permis de démontrer que si nous sommes placés dans un environnement sans autre distraction que la nature, notre cerveau est entièrement absorbé par le paysage et l’expérience à vivre dans cette interaction. Nos neurones et synapses fonctionnent pour développer notre potentiel créatif. Selon d’autres études (Taiwan, Corée), le fait d’être dans des paysages forestiers (ou en contact avec l’eau), renforcent la présence des ondes alpha dans le cerveau droit (celui de la créativité) et diminue le rythme cardiaque. A l’inverse les paysages urbains augmentent l’activité de l’amygdale (la région du cerveau concernée par le stress et la charge émotionnelle, notamment la peur, et par le ressassement des souvenirs négatifs) et les tensions musculaires.

La bonne nouvelle c’est qu’il est possible aussi de se ressourcer au contact des arbres  par une visualisation. Certes le corps ne bénéficiera pas de l’apport bienfaiteur des phytoncides et des vibrations positives des arbres, mais le cerveau lui pourra fort bien être leurré par un travail sur une image de forêt, d’arbres, de paysage forestier. Le cerveau ne faisant pas la différence entre le fait d’être en situation ou de projeter la situation : la même cascade chimique s’en suivra dans notre corps, et notamment la production d’hormones de bien être.

L’arbre est source de vie et d’intelligence

Les arbres ont encore beaucoup à nous apprendre. Ils  sont dotés d’une forme d’intelligence qui leur permet de communiquer entre eux par un réseau en terre qui envoie des messages. Par exemple quand un animal vient manger ses feuilles, l’arbre prévient les autres de la menace, ainsi ceux ci pourront le cas échéant rendre leurs feuillages toxiques pour refouler le prédateur. Peter Wohlleben, forestier,a pris le temps d’observer cette fascinante communication. Ce réseau souterrain alimenté par les racines des arbres utilise des champignons microscopiques (les mycorhizes) pour échanger des informations. C’est le réseau internet des arbres. Il a constaté également que les arbres ont une vie sociale. A distance mais en interaction, les « arbres mères » (les plus vieux, les plus forts, les plus grands) s’occupent de leur progéniture ou de ceux qui sont en train de développer des maladies, ou encore pour faire repartir des repousses sur une souche.

Les arbres et les plantes sont sensibles, dotés de sens, ils échangent des informations  entre eux, ils s’adaptent aux contraintes de leur environnement, ils restent connectés à leur axe, à leur forme « corporelle » même si on les place hors d’un champ de gravité, ils dorment, ils se souviennent…Assurément ils sont dotés d’intelligence. Apprendre à se ressourcer au contact des arbres dans le respect de la beauté du vivant et de sa grandeur, même si elle échappe à notre compréhension.

En savoir plus sur les bains de forêt => http://www.shinrin-yoku.org/

Pour aller plus loin sur ce sujet « se ressourcer au contact des arbres »  :

La vie secrète des arbres, livre de Peter Wohlleben
Le film documentaire « L’intelligence des arbres » https://www.youtube.com/watch?list=PLG2B8mAyemKe-iYr1f5yuGtCS9UMgtLe2&time_continue=2&v=U_L-u951BLM
http://mashable.france24.com/monde/20170509-arbres-forets-sciences-intelligence
http://www.hinnovic.org/le-shirin-yoku-ou-la-nature-comme-medecine-preventive/
http://www.lejardindeshappycuriens.com/limportancedelanaturepourvotresante

 

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