Partir le coeur léger

Etablir le soleil en son coeur. C’est un peu comme si vous aviez une bougie dans une pièce où vous êtes installé(e) dans l’obscurité. Quand la bougie est allumée alors vous êtes bien, c’est un état de bonheur, vous y voyez. Quand elle est éteinte, alors l’obscurité revient et c’est la tristesse qui s’installe, le malheur. Et si maintenant, vous ouvrez les volets, en laissant les rayons du soleil pénétrer et remplir tout l’espace. Alors vous constatez que vous n’avez que faire de la bougie. Quelle soit allumée ou éteinte, aucune différence. la lumière est là, puissante.  Vous pouvez quitter la pièce, partir le coeur léger.

Partir le coeur léger
Partir le coeur léger aussi léger qu’une plume

Partir le coeur léger ou partir le coeur lourd ?

Les Egyptiens croyaient à la vie éternelle de l’âme après la mort physique. Mais à condition que le défunt réussisse l’épreuve du jugement de son âme.  Il s’agissait de faire une confession particulière (à l’inverse de la religion catholique où l’on pointe les fautes) où le défunt expose ce qu’il n’a pas commis (pas de meurtre, de vol, d’adultère…) et par conséquent ce par quoi il n’est pas enchainé, ce dont il n’est pas esclave. Dans le mythe d’Osiris il s’agissait donc de peser le coeur de la personne décédée lors d’un rituel. La balance de Maat, la déesse de la justice, contenant d’un coté le coeur du défunt et de l’autre, une plume. Si le coeur était plus lourd, il était jeter à l’alligator pour être dévorer. Le défunt ayant un coeur trop lourd ne pouvant pas continuer sa route, pour traverser les autres mondes afin d’atteindre la lumière. Cette épreuve de la pesée, visait à savoir si le défunt avait mis sa tête au service de son coeur.  Et c’est seulement si la connaissance, le savoir a servi l’amour que la félicité est au rendez vous. 

Aux iles marquises aussi, la vie de l’âme du défunt est l’objet d’attentions particulières (cf mon article : Inspiration aux iles Marquises. « Le crâne était déposé dans une urne en forme d’oiseau, et l’’esprit du corps devait partir pour « Havaiki« ou « Havaii« , le lieu ou séjournaient les ancêtres et ceux qui n’étaient pas encore nés, situé à l’ouest, où se couchait le soleil.

Est ce possible de partir le coeur léger, aussi léger qu’une plume ?

Cela signifie vivre en ayant réglé tous les contentieux et différents avec soi même et avec toutes les personnes qui se sont placées sur notre chemin, voir avec la société.
Reconnaitre en soi le fait que tout ce qui nous est arrivé à un lien avec nous, et que nous en portons la racine. Et que finalement tout ce qui se présente sur notre chemin est là pour nous afficher les conditionnements qui nous enchainent au malheur, pour que nous venions les regarder, les honorer par notre lumière, et ainsi les alléger pour ne plus en être prisonnier.

Faire le tour de notre jardin intérieur

C’est en faisant le tour du propriétaire, le tour de notre jardin intérieur, en réglant tous les différents en semence que nous travaillons sur l’allégement de notre coeur. Chaque jour nous pouvons oeuvrer, chaque jour la vie nous donne à expérimenter. Parfois ce sont de gros chantiers qui se présentent.

Nous sommes en paix avec nous même et avec les autres que si les relations majeures de notre vie sont pacifiées. Pour vivre pleinement l’instant présent et ressentir la joie profonde, le coeur a besoin de cette pacification, dont nous sommes les acteurs. C’est alors que l’on ressent cette paix intérieure, qui rayonne à l’extérieur. Et la vibration d’amour prend sa place.

Nous sommes occupés une partie de notre vie à rechercher à l’extérieur de nous, une personne, une activité, un animal, un objet qui nous comblera d’amour et que nous pourrions aimer sans retenue.

Nous aimer tel que nous sommes

Alors qu’il s’agit avant tout de NOUS AIMER, tel que nous sommes. D’épouser notre présent, car il est précieux, riche d’enseignements. Et que le découvrir nous conduit à vivre des moments de grâce où l’on touche dans la profondeur de notre être ce que veut dire « partir le coeur léger ».

J’ai eu la chance de vivre ces instants de grâce. Je sais. Je peux m’y reconnecter. A moi de les faire vibrer quand la vie me présente des moments plus difficiles. Et de ne pas vivre ces instants avec la tristesse de ce qui n’est plus mais avec la légèreté d’un coeur qui sait et qui part à la rencontre du monde, pour en témoigner, pour partager, pour faire grandir. C’est l’intelligence du coeur qui s’exprime alors et son message est universel.

La joie ne dépend pas de l’autre. La joie ne dépend que de soi.

Fréro Delavega : le coeur Elephant

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