Ma première expérience de Jeûne

Dans la vie, on grandit en entendant ces petites phrases, qui répétées chaque jour distille en soi un sillon profond où la croyance s’installe : « manger est vital, sans nourriture le corps s’évanouit. Il est essentiel de prendre un bon petit déjeuner chaque matin. Même malade, c’est important de se forcer à avaler des aliments… » Et puis, en grandissant, on intègre que les croyances peuvent être portantes ou limitantes. J’ai eu envie de faire ma propre expérience sur ce sujet de l’alimentation, et confronter ce que j’avais reçu en héritage avec la vérité de ce que mon corps me disait. Et à 48 ans, me voilà sur le chemin de ma première expérience de Jeûne !. Je vous partage mon vécu pour vous guider si l’envie vous prend de jeûner.

première expérience Jeûne
Qu’est ce qu’un jeûne et comment le pratiquer

Les questions que je me pose avant le jeûne :

Me voilà donc avec une nouvelle étape à franchir. Se confronter à la peur de ce qui peut arriver à mon corps si je décide de ne plus manger : vais je souffrir ou pas ? Combien de temps mon corps peut il tenir sans dégâts sans recevoir aucun aliment ? Est ce une sensation de bien être que je vais vivre, comme certains en témoignent ou alors un tiraillement intérieur avec un rappel sans cesse au besoin d’aliment qui va me titiller ? Vais je pouvoir résister à ma gourmandise ?. Est ce que je vais avoir des crampes au ventre ? Mal à la tête ? Des nausées ou des vomissements ?

Le déroulé de ma première expérience  de jeûne 

Ce premier jeûne s’inscrit dans un programme Détox de 21 jours. Ce qui signifie que je ne vais pas arrêter de manger brutalement mais qu’il y est prévu une « descente » alimentaire progressive et une remontée en douceur.
Le jeûne sans aucun aliment est prévu initialement du jeudi soir au dimanche soir. Dans les faits, je vais prolonger l’expérience sur le lundi matin, pour tenir en tout 90 heures sans manger. Pendant les jours précédents ce jeûne, je vais suivre les instructions de Nicolas qui a mis en place cette aventure. Je retire de mon assiette progressivement des produits, suivant un ordre précis. Peut être que l’encadrement de la cure détox permet au mental de se rassurer et de calmer la peur ?
Donc une semaine avant, il s’agit d’arrêter la viande (je n’en mange plus déjà depuis un moment), les féculents (pommes de terre, pâtes, riz, le pain, les céréales….), les laitages (fromages, yaourt, …) et les excitants (café, cigarette, c’est facile car je ne consomme ni l’un ni l’autre). Pendant ces sept jours, je vais cuisiner des légumes et miser sur les compotes, les crudités, et les fruits frais. L’avant veille, je mange uniquement des fruits (crus et cuits, en jus également) et la veille, juste une soupe et un jus, le midi et le soir.

Le jeûne a démarré après le dernier jus du jeudi soir. Plus de nourriture jusqu’au dimanche soir. Juste des tisanes, pendant ces 3 jours, et de l’eau à volonté.

Pendant la descente alimentaire j’ai ajouté deux produits qui m’ont aidé à nettoyer mon organisme :

  • Le Nigari ou le chlorure de magnésium. Ce sont des cristaux que je place dans une bouteille d’eau pour les dissoudre : 22 grammes pour un litre d’eau, et je bois un verre chaque matin, à jeun. J’ajoute que je bois un litre d’eau le matin, au lever. Cela fait partie du mon rituel énergie depuis que je suis revenue d’Inde, sur les conseils de mon amie Fabienne, professionnelle de l’Ayurvéda. Pour connaitre toutes mes astuces et conseils pour retrouver de l’énergie, voir l’article : Mon rituel énergie du matin ou regarder mon tuto vidéo Mon Rituel Energie du Matin – AOBORA   
  • Des gaines de Fenugrec : dans une casserole, verser un litre d’eau froide, mettre une cuillère à soupe de graines. A ébullition, baisser le feu en ajoutant un couvercle pour faire une décoction. Laisser bouillir 10 minutes. Filtrer. J’ai mangé les graines et j’ai bu le litre dans la journée, en ajoutant du gingembre frais pour couvrir le goût d’amertume. J’ai renouvelé deux fois cette pratique pendant la semaine précédent la phase de ma première expérience de jeûne. A noter que ce conseil peut s’appliquer en voyage pour ceux qui ont tendance à la constipation.

ma première expérience de jeûne

Comment je me suis sentie pendant ma première expérience de jeûne sans aliment ?

Curieusement, j’ai retrouvé une vitalité alors que je ne mangeais pas!. Je pouvais pratiquer chaque matin ma série d’exercices physiques, marcher pendant les randonnées sans ressentir aucune fatigue, aucun trouble physiologique, aucune faim. D’autres participants du groupe ont eu des maux de tête, des nausées, des crampes, des envies de manger, et même des vomissements. De mon coté, moins je mangeais et mieux je me sentais !
En revanche j’ai beaucoup bu pour que mes reins ne soient pas en souffrance, de l’eau et des tisanes yogi, et je me suis aussi prodigué des gestes d’auto-massages sur les reins. J’ai appliqué sur les méridiens des reins et vessie, et sur le ventre, mes huiles essentielles fétiches : chez Astérale, j’aime le complexe « finesse », et aussi l’huile essentielle Hélichryse Faradifani (stimule système urinaire), entre autres.

21 jours détox - ma première expérience de jeûne

Pendant ces 3 jours, c’est étonnant de constater que l’odorat est exacerbé. Mon corps me semble tout léger. J’ai perdu 4 kilos en 90 heures. Et surtout j’ai été frappée par l’impression d’avoir un corps transparent, comme si c’était du cristal. Difficile de mettre des mots sur ce ressenti. Plus rien qui ne pèse en soi. Et le plus impressionnant c’est la sensation d’ouverture du coeur, d’être très proche de la vibration d’amour, et donc sensible, à fleur de peau, capable de ressentir si une personne envoie une pensée ou une énergie négative. J’ai pu faire l’expérience dès mon retour, ce fut comme une flèche venue directement me frapper. C’est comme si la carapace du corps était brisée, et la sensation qui s’en dégage est plutôt très agréable car cela me rend vivante et comme en lien avec l’environnement de manière instinctive. Là aussi difficile de mettre des mots justes et clairs sur ce vécu.

 

Faire son jeûne chez soi ou ailleurs ?

Avec le groupe nous avons profité du grand air de la mer. Je recommande vivement de ne pas s’engager dans une cure détox avec jeûne en restant à la maison, c’est beaucoup plus difficile car le mental est sans cesse alimenté par des messages inconscients qui renvoient à la nourriture. En revanche, opter pour un lieu qui invite à l’évasion, au dépaysement, c’est déjà un atout important pour la réussite de l’opération.

Pratiquer des méditations, des randonnées, des jeux, des temps d’échanges, se reposer, lire, aller se ressourcer dans la nature, voilà ce que prévoyait le programme de ces 3 jours. La présence de l’eau, que ce soit la mer ou une rivière d’eau vive me semble être tout à fait approprié.

retrouver son équilibre - ma première expérience de jeune

La reprise alimentaire après le jeûne ?

Ce fut difficile d’avaler les premières bouchées. Je suis rentrée le dimanche soir avec la possibilité de reprendre un aliment, mais je n’ai pas eu envie. Je me sentais prête à poursuivre l’expérience. Le retour à la maison change cependant ce qui se vit dans le mental. L’inconscient sait que la nourriture est disponible dans les placards, les odeurs de cuisson ravivent les narines quand le reste de la famille passe à table. Et puis, on se dit que le challenge fixé initialement a été réussi, donc peut être qu’il y a relâchement de la pression ?. J’ai tenu jusqu’au déjeuner du lundi, c’était la limite que j’avais repoussée. Et là mon corps m’a envoyé un léger signe de palpitations. Alors j’ai écouté et je repris les aliments. Doucement, selon le programme de réintroduction prévu par Nicolas. C’est étonnant de percevoir le retour des gargouillis, des légers spasmes, et puis du transit sous 24 heures. Après quelques heures de réalimentation, j’ai senti comme une vague de lourdeur venir dans les jambes, comme si je suivais le tracé des aliments. Le premier soir, j’observe que les reins patinent, que le ventre est ballonné, et j’ai déjà un kilo d’écart entre la matin et le soir. J’ai régulièrement des douleurs à l’omoplate droite et j’ai observé avec amusement que la nourriture est aussi venue se cristalliser à cet endroit, dès les premières heures, alors que j’y avais éprouvé de la légèreté. Comme quoi les noeuds du corps sont riches d’enseignement sur la rupture de la circulation d’énergie en soi.

Le petit déjeuner : un repas essentiel ?

Sur le nombre de repas pendant cette cure de Détox, il n’y a pas de recommandation exprimée.  Je vous partage mon expérience. Jusqu’en 2016, le petit déjeuner était mon repas favori. J’avais retenu la leçon selon laquelle il n’est pas possible d’assurer une matinée sans avoir l’estomac rempli et j’étais la première à faire la préconisation insistante à mes filles. Par ailleurs, j’avais plaisir à déguster, dans ce moment privilégié, des aliments plutôt sucrés et qui satisfaisaient ma gourmandise de Française  : du pain, beurre confiture, chocolat chaud, …et fruits frais pressés. Sauf que je ressortais de ce repas avec une pesanteur et une fatigue. J’ai suivi les conseils d’un hypnothérapeute : mon organisme a du mal à digérer, cela lui demande beaucoup trop d’énergie et manger 3 fois par jour est trop pour lui. L’accompagnement thérapeutique m’a aidé à oser « sauter » le petit déjeuner. Et j’avoue que ce fut finalement très facile, contrairement à mes croyances. Depuis plus d’un an, je me passe sans aucun souci d’un petit déjeuner. Je peux même aller nager mes deux kilomètres de natation et attendre qu’il soit 14h ou plus pour me mettre à table, sans ressentir la faim.

Manger un seul repas par jour, et se sentir bien est ce possible ?

Depuis plus d’un an,  j’ai arrêté de manger 3 fois par jour et je me contente d’un repas (en général le déjeuner, et plutôt vers 14h) et parfois d’un diner léger. Je constate que mon organisme est moins fatigué. Bien-sûr, les repas étant des temps de convivialité, il s’agit d’être souple dans cette pratique. Mon corps sait me rappeler à l’ordre. Je me sens vite gênée si je mange trop de repas. En revanche je ne me prive pas forcément d’aliments, j’écoute les envies du moment.

En conclusion, je vous invite à faire votre propre expérience, et à lâcher les croyances que vous avez peut être reçues et qui ne sont pas forcément celles qui, aujourd’hui, vous conviennent. S’autoriser à remettre en question ce qui était d’actualité pour ne pas rester figé dans une approche :  la vie invite sans cesse au mouvement et à l’expérimentation. Vous êtes votre propre guide. Osez essayer. Osez être vous.

Ami(e)s lecteur et lectrice, avez vous déjà expérimenté un jeûne ? Quel fût votre vécu ? Est ce que vous avez été surpris par vos sensations ? Ce fut une expérience agréable ou au contraire plutôt déstabilisante ? Venez partager votre retour en commentaire si vous souhaitez témoigner. Merci et prenez soin de vous.

 

 

 

5 réflexions au sujet de « Ma première expérience de Jeûne »

  1. Bonjour Laurence,
    Je suis ravi de découvrir le témoignage de ton jeûne. Je constate avec joie qu’il t’a apporté encore et toujours plus de connaissance de soi.
    Amicalement,
    Nicolas Moriot.

  2. Merci pour ce beau témoignage. J’ai eu la chance de partager cette aventure avec toi et constater que j’avais de la marge en termes d’hygiène de vie et du progrès à faire en « écologie de moi » 🙂 Je retenterai cette expérience en juin mais chez moi cette fois car j’ai confiance ! Si je me rends compte que je craque, je repartirai en groupe où là… Pas le choix, pas de réserve de graines secrètes etc 😉 A suivre !!!

  3. Merci à toi d’avoir accepté de partager ce défi, avec une invitation à la volée.
    La différence de vécu résidait peut être juste dans quelques graines de Fenuec ingérées avant ? Elles m’ont donné des courbatures pendant 2 jours mais qui finalement ont permis à mon corps d’éliminer les toxiques avant d’entrer dans le dur. D’autres ont choisi des voies plus radicales 🙂

  4. Merci Laurence pour ce partage de l’intérieur.
    Ton expérience m’invite à m’interroger et à passer ce pas, cela fait déjà quelques temps que je m’interroge… on s’en reparlera peut-être quand nous nous reverrons.
    Bel été !

    1. Merci Corinne pour ton commentaire.
      Oser, se lancer, faire sa propre expérience et écouter son corps, c’est aussi une belle leçon que l’on s’offre.
      On en reparle ensemble quand tu veux avec plaisir.
      Bel été à toi aussi

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